Journalisme et secret des sources & Lanceur d'alerte et statut protecteur

Communiqué CNETH

Protection des sources pour les journalistes - Un véritable statut pour les lanceurs d’alerte (qui leur garantirait une véritable protection)

Au moment où le Gouvernement publie le Décret n° 2015-253 du 4 mars 2015 relatif au déréférencement des sites provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l'apologie et des sites diffusant des images et représentations de mineurs à caractère pornographique :

http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030313562&dateTexte=&categorieLien=id

Alors que les médias n’en parlent guère, il apparaît sur la toile internet l’accès au site sécurisé ‘sourcesure’, réservé aux lanceurs d’alerte

https://www.sourcesure.eu/

Ce site créé semble t-il par quatre médias francophones, Le Monde, La Libre Belgique, Le Soir de Bruxelles et la RTBF (radio-télévision belge), aurait pour effet d’offrir aux lanceurs d’alerte de conserver un certain anonymat, tout en permettant aux journalistes de sécuriser leurs sources d’information…

La CNETH, qui revendique un véritable statut protecteur des lanceurs d’alerte, attentive aux multiples débats qui entourent ces personnes, souhaiterait, à l’instar de ce qui se fait aux USA et au Canada, que lesdits lanceurs d’alerte obtiennent de notre démocratie, via la mise en œuvre de textes et procédures spécifiques, d’une part, une véritable reconnaissance de leur statut, d’autre part une véritable prise en charge financière, ce qui leur éviterait d’être l’objet de multiples « représailles », comme c’est le cas actuellement.

A ne pas légiférer en profondeur sur ces sujets, la loi du silence s’imposera à nouveau.

Dans un même ordre, la CNETH revendique, des législations spécifiques relatifs aux droits et devoirs des sachant, et de même en matière d’actions collectives (class action) qui ne soient pas limitées aux seuls domaines de la consommation, de la concurrence et peut-être bientôt en matière de santé…

Les initiatives de la presse sont certes à prendre en compte, mais elles ne sont pas suffisantes pour garantir aux lanceurs d’alerte de véritables protections, alors que leurs révélations ont un caractère d’intérêt général. Surtout, à ne pas confondre les démarches des lanceurs d’alerte avec des procédés de délation, qui sont eux répréhensibles et de toute autre nature, d’où la nécessité de voir émerger un comité ad’oc (intégrant des représentants de justice et autres corps constitués) et qui serait chargé d’examiner la position d’un lanceur d’alerte, avant même que ses révélations soient rendues publiques

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