LANCEURS D'ALERTES

CNETH – Févr 2015 - Liberté d’expression des lanceurs d’alertes en grave danger !

Sous 8 jours, deux nouveaux temoignages de scientifiques internationaux, lanceurs d'alertes, sur les medicaments qui tuent (vaches folles et autres....)

COMMUNIQUE

L ’inquiétude se manifeste dans l’esprit de nombreux lanceurs d’alerte, préoccupés par le projet de Loi sur le secret des affaires.

Proches de la CNETH, leur expression rejoint l’interrogation de notre association/fondation privée dont le but est de lutter contre la corruption, via de multiples opérations menées depuis des années vers le public et les responsables politiques, pour la préservation des entreprises à taille humaine et de leurs salariés.

Ces entreprises au sein de l’Europe créent plus de 80% des nouveaux emplois.

La CNETH parle au nom de ses membres et de personnalités d’horizons multiples qu’elle fédère : elle est dirigée par D. LOISEL – F. BOURLET – B. SCHMINKE.

Elle a comme co-présidents d’honneur, Messieurs F. COLCOMBET (*) et M. GUERBET (**) - (*) Magistrat honoraire qui a présidé la première Commission d’Enquête Parlementaire (***) sur les tribunaux de commerce « Une justice en faillite ? », dont le volumineux rapport avait fait beaucoup de bruit dans les années 2000.

Ce rapport parlait déjà d’une justice dépassée, aux effets désastreux en matière économique et sociale : le Rapporteur était Arnaud Montebourg, ex Ministre de l’Economie du second Gouvernement HOLLANDE. (Rapport référencé n° 1038) » - (**)

M. GUERBET, Docteur-chercheur, qui mène depuis de nombreuses années, tant en son nom personnel, qu’au sein de l’univers associatif, une lutte sans merci contre le mensonge-conflit d’intérêt- fraude et corruption dans le monde des affaires. - (***)

Le travail de cette première Commission d’enquête parlementaire a permis à cette époque de faire condamner un liquidateur judiciaire bien connu, à plusieurs années de prison, alors qu’il détournait l’argent des entreprises, lequel, fort de sa présidence nationale durant des années au sein de sa profession, bénéficiait de certaines protections...

Demain, comme le dénonce à présent les représentants de la presse d’investigation, ce ne sera peut être plus possible en France « de révéler des pratiques scandaleuses » avec l’adoption d’une loi sur le secret des affaires, qui neutralisera les lanceurs d’alerte, alors qu’à l’inverse aux Etats-Unis et au Canada des textes de lois existent, qu’ils s’appliquent pour les protéger, leur apportant des soutiens réels et de l’assistance aux personnes qui osent rompre avec la loi du silence, Loi du silence, qui permet les pires dérives, les mafias le savent fort bien...

La corruption en France coûte très cher financièrement à la collectivité et en pertes d’emplois.

Rien que pour la liquidation abusive des petites et moyennes entreprises au profit de quelques prédateurs et prestataires en tout genre, cette corruption est responsable d’un demi-million de chômeurs supplémentaires chaque année : il est urgent que la corruption économique et sociale, qui perdure depuis des décennies soit analysée en terme de coût pour la société, tant les dommages sont considérables en terme d’emplois, mais aussi du point de vue financier, sans sous-estimer la situation anxiogène que cela produit dans tout le pays.

Lorsqu’on pousse assez loin l’analyse en matière de casse économique et sociale, on découvre assez vite que la République Française et ses représentants restent au final, étrangement sourds aux analyses des associations.

L’opération CNETH - DESIR d’ETHIQUE menée en 2014 (après celle de 2009), avec les nombreux témoignages recueillis, démontre que la France profonde est coupée de ses élites, perçus comme de grands serviteurs de la finance folle… -

Deux nouveaux ouvrages, très détaillés sont publiés en janvier 2015 qui, après beaucoup d’autres, révèlent eux aussi l’envergure de l’abîme qui existe entre les Français et leurs élites, qui se côtoient au sein d’un microcosme très concentré en région Parisienne ; à lire : • A la rencontre des Français de Jean LASSALLE - Député, édition Cherche Midi • Le Business des faillites - Enquête sur ceux qui prospèrent sur les ruines de l’économie Française de Cyprien BOGANDA - Journaliste, édition la Découverte ».

Un nouveau pas vient d’être franchi avec l’adoption inique dans le droit français d’une directive européenne de répression des libertés, visant à ne plus protéger efficacement la collectivité d’abus « et de dérives mafieuses » en tout genre de grandes multinationales industrielles et bancaires, déjà doté d’un arsenal juridique et fiscal en leur faveur.

Tout le monde doit connaitre les textes répressifs qu’est en train de valider la puissance publique de la République Française.

Désormais il ne sera plus possible pour les citoyens français d’alerter l’opinion publique, les médias ou la justice sur l’existence de pratiques mafieuses et dangereuses de ces puissants groupes industriels et financiers, sauf à prendre le risque d’une répression sans précédent.

La CNETH dénonce cette loi sur le secret des affaires. Pourquoi ? T out élément de preuve bien évidemment issu de documents internes de ces « seigneurs intouchables » constituera désormais un motif d’accusation et de poursuites judiciaires impitoyables pour le citoyen ou le journaliste désireux d’alerter honnêtement l’opinion publique.

Avec ce projet de Loi en cours de discussion, l’émergence d’un droit protecteur pour les lanceurs d’alerte est mise à néant en France.

De puissants lobbies, ne cessant de vanter les mérités du Ministre MACRON, soutiennent dans le même temps des textes destructeurs de liberté, ce sont les lobbies de la finance folle qui agissent…

Les citoyens français épris de liberté et de justice qui voudraient ainsi alerter sur les magouilles de ces mafias en col blanc « pompant allègrement l’argent dans les poches des citoyens ou qui mettent en danger la santé publique ou encore l’environnement », seront désormais passibles de sanctions financières astronomiques et de prison.

Terminé l’expression des lanceurs d’alertes. Hier ils perdaient leur emploi sans espoir d’en retrouver un autre, demain ils iront en prison.

La France introduit légalement sur son sol un arsenal répressif de lutte contre la liberté d’expression de ceux qui veulent lutter contre les mafias en col blanc : « Le grand public ne croit pas toujours que certaines mafias sont si puissantes qu’elles intègrent, via la finance malsaine, l’économie réelle ».

Les politiques le savent bien, mais trop nombreux sont ceux qui restent silencieux, tant les rapports de force sont puissants… -

Oui chers lecteurs, vous avez bien lu, la France terre de liberté, de démocratie et de fraternité va pouvoir légalement museler les honnêtes lanceurs d’alerte et au premier rang la presse libre, désignant à la répression d’Etat les plus farouches des lanceurs d’alertes qu’il faudra désormais appeler des dissidents.

Adieu France terre de libertés, les droits de l’homme resteront gravés dans les textes, mais à mille lieu du vécu quotidien… Les journalistes et hommes politiques courageux doivent se mobiliser pour éviter les risques de dérives, telles qu’on les connait dans les états totalitaires.

C’est une honte pour la France qui a été le pays des lumières et un exemple de toutes les avancées démocratiques et sociales du monde depuis la révolution française.

Les privilèges des seigneurs modernes sont de retour et ils avancent masqués en personnages en col blanc qui vont même jusqu’à insérer dans les textes parlementaires et dans la Loi, leurs propres alinéas, ceux qui protègent leurs intérêts …

Demain vous serez témoins d’activités délictueuses des puissants qui pillent l’argent de la collectivité, mettent en danger la santé publique ou dévastent discrètement l’environnement : on vous demandera de vous taire, d’oublier ce que vous avez vu, d’effacer de votre mémoire ce qui est intolérable dans le vivre ensemble, de détruire les preuves que vous détenez et de museler votre conscience.

Si malheureusement pour vous, vous rendez publiques ces preuves et ne pouvez vous taire, vous savez maintenant que vous serez traînés en justice sous prétexte d’avoir contrevenu à la loi sur le secret des affaires.

La CNETH a saisi Madame Cécile UNTERMAYER, Députée, ex Magistrate, Rapporteure de la Mission parlementaire d’information sur le rôle de la justice commerciale (rapport du 24 avril 2013, référence i1006), mais nous ne pouvons dire si elle aura le poids politique suffisant pour contrer ce qui est soutenu par le Premier Ministre, dans un contexte d’hyper pénalisation…

Avec le risque d’emprisonnement des lanceurs d’alerte, désormais les affaires n’existeront plus : Terminés les scandales politico financiers ; terminés les scandales sanitaires et environnementaux...

Enfin, du point de vue des seigneurs de la finance, la France sera celle des « Citoyens du nouvel âge », qui pourront vivre dans une France apaisée, aseptisée, livrée aux appétits des prédateurs les plus voraces et violents car invisibles, bien à l’abri derrière les lois inspirées par les plus forts pour briser les plus faibles et les victimes de leur agissements, seigneurs, souvent réfugiés dans les places of shore.

Si par malheur, nous nous retrouvions dans un pays totalitaire, nous serions alors nombreux à avoir mauvaise conscience vis-à-vis des jeunes générations, à regretter de ne pas avoir réagi en temps et heures contre des projets de Lois, puis des Lois, qui finalement se révèleront à l’échelle de l’histoire, comme des lois liberticides. Interrogeons nos aînés, regardons dans le rétroviseur pour comprendre tout du passé, y compris sur l’analyse des comportements « des seigneurs du moment », qui ont conduit aux guerres meurtrières…

NB : CNETH, reçue à l’Elysée en février 2015, entre autres sujets discutés, remettra au Président de la République, copie de ce communiqué…

Commentaires (1)

Maryvonne  -Louise Michel
  • 1. Maryvonne -Louise Michel (site web) | 25/04/2016
Richard Armenante
·
J'aurais aimé écrire ceci (aurais-je su ?)
Merci à ce blogueur de l'avoir fait... pour moi, pour NOUS !
LE BURN OUT FRANÇAIS ET NOS RÉSIGNATIONS.
J’ai atteint un tel niveau d’exaspération politique que j’ai l’impression d’être au bord du burn out. Chaque jour je prends directement dans le ventre la honteuse réalité.
Je vis dans un pays malade de partout, avec à sa tête des petits français, élus par la magie de tous nos renoncements, assis sur leurs privilèges, vidant les caisses à tour de rôle et à tours de bras sous nos yeux ébahis, se moquant allègrement de nos conversations et de nos avis, s’octroyant des primes, des salaires, des taux, des toits et des avantages généreux, inventant des lois scélérates sous la panique, chantant la Marseillaise au Congrès de Versailles, la larme à l’oeil entre deux mises en examen, désertant leur poste à l’Assemblée, démissionnant de leurs ministères pour retrouver leur mairie, profitant de leur poste, les yeux dans les yeux, pour placer l’oseille au frais, écrivant des livres de promesses malodorantes, courant de plateaux en plateaux pour déverser leurs éléments de langage, vidant le langage de tous ses éléments, bafouant la vérité au profit du profit, mentant le mardi pour se repentir le jeudi et se représenter le dimanche, la gueule enfarinée, rasant gratis et sans état d’âme, bénis par leurs camarades de promotion, coudes à coudes, soudés, calés dans les dorures, au son de la trompette républicaine lustrée par notre impôt massif et notre dette souveraine.
J’ai la nausée, elle est là et elle ne me quitte plus, elle s’intensifie.
Je cherche des traces de l’intérêt général, je ne le trouve pas. Il a été noyé sous les partis, les syndicats, les associations, les lobbies, les groupes, les intérêts particuliers, les privilèges des uns qui font les bénéfices des autres. Le blocage est total, les verrous sont rouillés et les flambeurs continuent de parader devant six millions de chômeurs, une école qui se délite, une santé attardée, un indice de bonheur qui s’écroule au 29ème rang derrière le Qatar et une consommation d’anti dépresseurs qui fait le délice de nos laboratoires, eux aussi bien placés dans la course aux bien placés.
Je dégueule ma peine et je pisse dans un violon. Comme vous. Français impuissant à qui l’on fait croire tous les cinq ans qu’ils ont leur destin en main, comme des veaux qu’on mène à l’abattoir en leur caressant le flanc sous une musique douce pour faciliter l’anesthésie. Cinq ans à nous déchirer pendant qu’une petite bande de petits français joue avec nos vies, nos économies, nos rêves de bonheur simple et de paix sociale. De temps en temps ils nous filent un os à ronger, qui d’un mariage pour tous, qui d’une loi de renseignement, qui d’une déchéance ou d’une indignité, et nous sautons dessus comme prévu, en bons petits soldats.
Ils nous divisent à l’intérieur de nos familles, à l’heure où nous devrions plus que jamais nous aimer. Je suis écoeuré et perdu, silencieux, tétanisé par le sentiment d’impuissance. Les gens comme moi n’appartiennent à aucun intérêt particulier, hors celui de vivre bien ensemble, sans se déchirer, sans se méfier les uns des autres, tranquillement vivants sans faire de vague. Mais ça ne se passe plus comme ça…
Cet hiver, l’un des nôtres est mort à trois cents mètres de l’Elysée. Je dis bien l’un des nôtres. Un membre du village, un cousin de cousin, certainement. On l’a laissé crever comme un rat aux pieds du Palais. Sans domicile. Pendant ce temps-là l’Élu assistait à des matchs de rugby et commémorait les chrysanthèmes, s’asseyait sur l’Histoire pour laisser une trace, de frein. Je n’en veux plus, de ces simulacres d’un temps passé et révolu.
Je ne veux plus d’un homme qui dit « moi je », il est temps que nous disions Nous. Aucune raison morale, technique et même de bon sens, qu’un seul homme du haut de ses petits arrangements entre amis, puisse décider d’envoyer le pays dans la guerre, et même de nommer la guerre, sans que nous, NOUS, ayons dit qu’il le pouvait. Aucune raison de modifier notre constitution sur l’autel de la peur. Aucune raison de prendre seul des responsabilités plus grande que lui. Sommes-nous donc fous d’oublier sans cesse, de fermer les yeux, comme ces femmes battues qui voudraient fuir mais ne le peuvent pas, prisonnières d’une peur qui les paralyse ? Si peu de choix entre l’incompétence, la malhonnêteté et la résignation ?
Nous irons bientôt, en 2017, comme des moutons sous morphine, choisir entre trois personnages, glissant dans l’urne le nom d’un comédien, maquillé, média-trainé, porté par des intérêts qui nous sont étrangers. Le goût des jeux, même sans le pain, nous donnera quelques temps notre dose d’adrénaline et comblera notre sens du débat. Le lendemain, les trois quarts de la population auront la gueule de bois et retourneront tête baissée vaquer à leurs espoirs corrompus, jusqu’en 2022.
J’ai perdu le goût de ce cirque. Le pays est au bord du burn out et à la fin de cet article, je ne sais toujours pas ce que je peux faire. Cercle vicieux et vertigineux. Ce qui me fait peur, c’est ma propre résignation et cette colère stérile qui ne fait qu’engendrer de la colère stérile. À quel moment la somme de ces colères pourra-t-elle produire un son commun, un premier pas vers une remise au goût du jour de notre dignité ?
Blogueur VINVIN
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