SOUS LE LOBBYING DU MEDEF ET DES MULTINATIONALES, LE PACTE SOCIAL A LA FRANCAISE EST EN DANGER ! LES PETITS PATRONS SONT AUSSI EN DIFFICULTE !

 

LE DIALOGUE SOCIAL 

VA DANS LE MUR !

 

VICTIMES DES LOGIQUES

D'EXCLUSION ET DE MARGINALISATION, 

DES MILLIONS DE NOS COMPATRIOTES N'ONT 

AUCUNE PERSPECTIVE POUR RETROUVER L'ACTIVITE

 

La pratique de la liquidation massive d'entreprises en difficulté perdure, pratique destructrice qui de fait a le soutien d'un grand nombre d'énarques - de ministres ou ex-ministres - de leaders politiques - de certains membres des juridictions commerciales - de dirigeants de multinationales,  vraisemblablement adeptes de la théorie "de la destruction créatrice", issue des réflexions de l'économiste Joseph Schumpeter *.

Ainsi,  le microcosme qui nous gouverne est de fait,peu actif pour éradiquer cette pratique qui perdure depuis des décennies, dont les effets destructeurs s'amplifient d'année en année : pas étonnnant qu'il soit si peu attentif au fait que  95% de ces entreprises, essentiellement à taille humaine, soient l'objet d'une liquidation judiciaire.

En 2014 "64 000 entreprises liquidées" (sans compter les exploitations agricoles et les artisans), chiffre record qui a provoqué la destruction de plus de 500 000 emplois ... Il ne faut pas alors, être surpris lorsque que le chômage - l'exclusion, y compris celle des entrepreneurs ruinés (qui n'ont pas droit au chômage) conduisent de très nombreuses personnes "fragilisées" aux empêchements de vie - à la marginalisation sur fond de destruction familiale.   

Contexte où près de 20% de la population française est entré dans la précarité (chiffre incluant toutes les personnes faisant partie du quart monde, sous le seuil de la pauvreté), situation qui pourrait mener à la révolte, à l'émergence de nouvelles formes de violence, tant le désespoir est immense : mal de vivre - perte de dignité, qui poussent au suicide des milliers de personnes ...

Phénomène curieux - altruisme ou cynisme du moment ?

On doit s'interroger à l'instant où des tribunaux de commerce

s'orientent vers une "asistance psychologique'  à l'égard des entrepreneurs

qui seront ruinés après la décision de mise en liquidation de leur entreprise

et qu'ils seront dépourvus de toutes assistance

sur le plan économique et social ? 

Rappelons qu"après la liquidation de plus d'un million d'entreprises en une seule génération, que dans le même laps de temps, le nombre d'entrepreneurs qui ont mis fin à leur vie est considérable (idem pour les agriculteurs ***) : la société toute entière devrait s'interroger sur le pourquoi d'un tel destin, qui a frappé des milliers d'individus sans avoir mérité "la peine de mort" ?

A présent, certains tribunaux, comme le relate "France 5 / Les petits patrons dans la tourmente " se penchent sur le soutien "psychologique" à apporter aux chefs d'entreprises dont leur entreprise est à l'épreuve de difficultés (Dispositif APESA d'aide psychologique aux entrepreneurs) ** !  

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* Destruction créatrice / Théorie de Joseph SCHUMPETER ???

Sources Wikipédia : * Joseph Alois Schumpeter (né le à Triesch, en Moravie, dans l'Empire d'Autriche-Hongrie, et décédé le à Salisbury, Connecticut, aux États-Unis) est un économiste autrichien du milieu XXe siècle, connu pour ses théories sur les fluctuations économiques, la destruction créatrice et l'innovation. Il est l'auteur d'une Histoire de l'analyse économique, parue en 1954 et qui fait encore référence. Ni keynésien, ni néoclassique, on le rapproche parfois de l'École autrichienne d'économie, mais Ludwig von Mises considérait qu'il n'en faisait pas partie[1]. Il est considéré comme l'économiste de l'effervescence et on le qualifie d’économiste hétérodoxe pour ses théories sur l’évolution du capitalisme dans la démocratie, qu'il estime voué à disparaître pour des raisons sociales et politique

 Origine de la destruction créatrice

Dans la vision de Joseph Schumpeter du capitalisme, l'innovation portée par les entrepreneurs est la force motrice de la croissance économique sur le long terme. Schumpeter emploie l'image d'un « ouragan perpétuel » : dans l'immédiat, il peut impliquer pour certaines entreprises présentes sur le marché une destruction de valeur spectaculaire. Le phénomène affecte tout type d'organisations mêmes les plus importantes ou celles censées jouir jusque là d'une position apparemment forte ou dominante (y compris sous la forme d'une rente de situation ou d'un monopole).

  • De nombreux types d'innovation déclenchent le processus de destruction créatrice :
    • les nouveaux marchés, nouveaux débouchés, nouveaux produits ou équipements ;
    • les nouvelles sources de travail et de matières premières, les nouveaux moyens logistiques ;
    • les nouvelles formes d'organisation et de management, les nouveaux moyens financiers ;
    • les nouvelles méthodes de marketing ou de publicité, les nouveaux moyens de communication (aujourd'hui les NTIC) ;
    • les changements législatifs ou de nouvelles façons d'influencer les décideurs politiques, les nouveaux moyens de fraude.
  • Schumpeter distingue à l'origine cinq types d'innovations :
    1. la fabrication de biens nouveaux ;
    2. les nouvelles méthodes de production ;
    3. l'ouverture de nouveaux débouchés ;
    4. l'utilisation de nouvelles matières premières ;
    5. une nouvelle organisation du travail.

Les effets de la destruction créatrice

Lorsqu'un mouvement d'innovation réussit sa percée, il confère aux organisations porteuses de cette innovation un leadership voire un pouvoir de monopole temporaire sur un marché. Les profits et la puissance des entreprises moins innovantes diminuent, les avantages concurrentiels traditionnels sont rendus obsolètes et les organisations qui en bénéficiaient précédemment sont surclassées et à terme menacées de déclin, voire de disparition.

La destruction créatrice peut gravement affecter même des entreprises qui, à une époque, ont révolutionné et dominé leur marché telles que Xerox pour les photocopieurs ou Polaroid pour les appareils photo instantanés. De telles entreprises réputées solidement établies ont pourtant vu leurs marges se réduire et leur domination disparaître avec l’émergence de rivaux plus innovants, ayant des produits ou services dotés d'une meilleure conception, d'un meilleur design ou de coûts de fabrication très inférieurs.

À l'inverse, la destruction créatrice profite aux entreprises qui se montrent capables de prendre l'ascendant dans leur secteur et constituer une position dominante à leur profit. Ainsi, Wal-Mart, la chaîne d'hypermarchés aux États-Unis, domine progressivement le commerce de détail en utilisant de nouvelles techniques de gestion des stocks, de marketing et de gestion des ressources humaines. L'essor et le leadership du nouveau « dominant » contraint de nombreuses entreprises plus anciennes ou plus petites à la disparition, au regroupement ou au rachat. Le phénomène peut être d'autant plus violent en l'absence de lois antitrust ou d'une régulation efficace de la concurrence.

Au total, par la combinaison de ses effets destructeurs et créateurs, le processus de destruction créatrice pointe la puissance des dynamiques du changement à l'œuvre dans les activités économiques et industrielles. Puissance qui déstabilise des équilibres réputés acquis et génère la transition d’un système compétitif à un monopole et inversement. Elle est à l’origine de la théorie de la croissance endogène et d'une façon plus large de l’évolution économique générale. Elle met en évidence que l’innovation engendre une concurrence forte de la part des nouveaux produits commercialisés par les nouveaux entrants.

Le mouvement de destruction créatrice est souvent questionné pour ses effets sur l'emploi : les ouvriers ayant des compétences rendues obsolètes par les nouvelles technologies perdent leur emploi. Elle constitue une contrainte forte à la reconversion de nombreux travailleurs : ceux-ci doivent quitter une activité réputée être moins productive pour se reclasser dans une organisation ou une activité plus productive. Ainsi s'explique la tendance séculaire au déversement illustrée par Alfred Sauvy ou Jean Fourastié : les emplois agricoles se réduisent d'abord au profit de l'accroissement des effectifs industriels . Puis les effectifs industriels diminuent à leur tour pour se transférer vers des emplois tertiaires.
Il n'empêche qu'à court terme les conséquences peuvent être désastreuses sur le niveau de l’emploi, le ré-emploi par les secteurs réputés porteurs pouvant s'avérer :

  • pas assez rapide, lorsqu'une conjoncture économique générale médiocre ou défavorable est en place ;
  • hypothétique, lorsque les secteurs ou filières réputés porteurs et innovateurs poursuivent une croissance moins « riche en emplois ».

 

** ENTREPRENEUR DANS LA TOURMENTE  / SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE ?

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/les-petits-patrons-dans-la-tourmente_423001

Reportage France 5

 

Le MEDEF et la réprésentation politique,

droite comme gauche, à l'analyse du lobbying et des comportements

 sont de fait, les meilleurs alliés de la haute finance

(axée sur le cours de bourse, distante du sort réservé à nos contemporains)

 

Leurs représentants ou lobbyistes,

membres du microcosme qui nous gouvernent

 portent la lourde responsabilité sur la situation actuelle,

celle d'avoir conduit notre pays

dans un univers de plus en plus anxiogène

où le pacte social "à la française"

ne cesse de régresser !

A ne pas manquer, l'écoute de l'émission sur Le Grand Décryptage du 15/10/2015 par  Résultat de recherche d'images pour "logo itele"

Source  Résultat de recherche d'images pour "logo itele"du 15 octobre 2015: http://www.itele.fr/chroniques/grand-decryptage-olivier-galzi/le-grand-decryptage-du-15102015-140281

Avec les invités de l'émission LE GRAND DECRYTAGE, sous l'intitulé de "vers la fin du dialogue social à la française", la chaîne itélé pose clairement le sujet, celui du declin du pacte social à la française, dans un contexte où le dialogue est de plus en plus difficile ...

Résultat de recherche d'images pour "jean-luc touly" Jean-luc TOULY, lanceur d'alerte, militant syndical, proche du mouvement de résistance CNETH (créé pour la sauvegarde des intérêts des entreprises à taillle humaine "ETH" - de leurs emplois et de leurs savoir-faires), ne manque pas de rappeler que le paritarisme a été mis à mal au cours de la présente décennie, dès lors qu'il a été démontré le financement occulte des syndicats patronaux et ouvriers : actions corruptives de grandes envergures qui n'ont pas fait l'objet de graves sanctions ...

Ainsi, CNETH, comme de très nombreux observateurs ne peut que déplorer cette régression du pacte social à la française, qui pourtant faisait l'originalité de la France à la fin du siècle dernier ...

Le MEDEF et les actions de lobbying des multinationales et de la finance folle ne sont pas étrangers à cette situation qui contribue au déclin de la France, notamment en matière de productions industrielles. Déclin  aussi constaté dans d'autres univers : par exemple en ce qui concerne les forces qui étaient en présence dans le monde rural, contexte qui conduit aussi à la désertification de la France profonde et à l'éffondrement du monde agricole.

Les Gouvernements se prétendant de gauche (en fait libéral à tout crin, très axés sur le soutien à la haute finance, négligeant la dimension humaine) ne cessent de faire la courte-échelle aux puissances étrangères (y compris de pays où les droits de l'homme sont baffoués), considérant que leurs investissements en France priment sur toutes les autres valeurs, y compris sur la défense des savoir-faires industriels et ancestraux  de notre pays, au nom du libéralisme. 

Le microcosme régnant n'est pas choqué par les régressions sociales en France qui ne cessent de s'amplifier, laissant le soin à quelques uns de ses partenaires-amis, de faire le sale boulot (licenciements et autres), tout en dénonçant les violences sociales des personnes en graves détresses, allant jusqu'à les criminaliser : ce qui se passe à Air France symbolise cette situation qui consiste à tirer les rémunérations par le bas pour la base et par le haut pour les dirigeants. 

Il faut repenser la rémunération des hauts dirigeants, qui exigent toujours plus :   "plus de dididendes- plus de bonus - plus de parachutes, etc.!

CNETH, adepte des conquêtes sociales (reflet de dialogues entre patrons et salariés), au nom de l'éthique, de médiations et de compromis (et non de régressions), avec une certaine vision pour les relations sociales qui devraient animer la société pour les générations futures, revendique l'émergence de nouveaux droits, dont certains vont à contrario du libérarisme exacerbé  (par exemple en matière de lanceurs d'alerte - de class-action - de droits et devoirs des sachants - de défense des entreprises en difficultés "emplois - savoir-faires" - de réforme des juridictions commerciales, etc.).

CNETH considère que le MEDEF se marginalise en devenant l'apôtre des multinationales dominantes, qui sont très éloignées des attentes et de la réalité des PME & PMI (pourtant créatrices de 75% des nouveaux emplois) : il devrait regretter cette situation, celle de la régression ambiante et réfléchir à de nouveaux modèles économiques, où l'économie serait au service de l'homme et non l'inverse.

Faute d'agir ainsi, outre la considération humaine, c'est prendre le risque de la rupture entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas d'activité - de considération - de moyens de vivre décemment, avec leur lot de violence ! Contexte où on  ne peut que regretter le blocage du dialogue et de répression sociale, stimulé par les déclarations du Premier Ministre ...

Faut-il par ailleurs, rappeler que les très grandes sociétés (celles du CAC 40) et quasiment pas celles à taille humaine, ont en très peu de temps, bénéficié  des interventions de l'Etat (plusieurs dizaines de milliards d'euros), sans que les créations d'emplois annoncées soient au rendez-vous.

LA MISERE DANS NOTRE PAYS PREND DONC DES FORMES

MULTIPLES, DONT LES PARTIS POLITIQUES ET L'ETAT

NE DIFFUSENT AUCUNE STATISTIQUE,

TANT LES CHIFFRES SONT REVELATEURS

D'UNE SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE DEGRADEE ...

*** Où sont les statistiques du nombre de suicides de chômeurs, d'agriculteurs, d'entrepreneurs, qui faute d'avoir une activité pour eux-mêmes et leurs familles, ont préféré la mort ?

Nous aimerions entendre LE MEDEF et le microcosme qui nous gouverne aussi sur ces sujets révélateurs d'une société qui va dans le mur !


600 croix, soit autant d’agriculteurs qui se suicident chaque année en France selon l’exploitant Jacques Jeffredo . AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

AFP

Source photo et article : la Voix du Nord / http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/600-croix-en-hommage-aux-agriculteurs-suicides-a-ia0b0n3097350

600 croix en hommage aux agriculteurs suicidés à Sainte-Anne-d’Auray

Un maraîcher breton, qui propose de faire du 11 octobre une Journée nationale sur le suicide dans le monde agricole, a érigé ce dimanche devant la basilique de Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan) 600 croix symbolisant, selon lui, les 600 agriculteurs se donnant la mort chaque année.

Jacques Jeffredo, 55 ans, a installé tôt dimanche matin, en dépit du vent, les légères croix blanches de polystyrène sur le parvis du sanctuaire, un important lieu de pèlerinage catholique, près de Vannes. La journée est destinée à soutenir les familles des agriculteurs qui se sont donnés la mort.

Une messe sur ce thème a été célébrée par l’évêque de Vannes en fin de matinée, dans la basilique, devant plus d’un millier de personnes. Parmi elles, de très nombreux agriculteurs venus de toute la région.

Une pétition en ligne. Jacques Jeffredo a lancé une pétition en ligne pour faire connaître la journée sur le suicide dans le milieu agricole. Il a recueilli plus de 6.700 signatures depuis le 14 juillet.

« Plus de 600 agriculteurs par an se suicident, soit environ deux personnes par jour, l’équivalent de quatre Airbus (crashés) par an », affirme sa pétition. 485 suicides en 3 ans selon l’institut de veille sanitaire

Ces chiffres avancés par Jacques Jeffredo, qui a affirme avoir procédé à une collecte empirique pour les obtenir, sont largement supérieurs à ceux avancés par l’Institut de veille sanitaire (INVS). Selon une étude publiée en octobre 2014 portant sur la surveillance de la mortalité par suicide des agriculteurs exploitants, 485 d’entre eux sont morts par suicide entre 2007 et 2009. Ce qui représente, tout de même, un suicide d’agriculteur tous les deux jours.

En octobre 2014, la Mutalité sociale agricole (MSA) avait mis en place Agri’écoute, un service téléphonique destiné aux agriculteurs en difficulté. Le numéro (09 69 39 29 19) est accessible 24h/24 et 7j/7 et permet aux agriculteurs qui le souhaitent de discuter de façon anonyme avec des personnes formées aux situations de souffrance ou de détresse.

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