VIDEO ERIC DE MONTGOLFIER

Edm

Éric de Montgolfier est né en 1946 à Lyon.

Malgré le conseil de son père, il étudie le Droit à l'Université Paris II et suit l'enseignement de l'École nationale de la Magistrature dont il sort diplômé en 1975.

De 1977 à 1985, il travaille au ministère de la Justice à Paris. Il a connaissance d'affaires économiques et financières sensibles dont « certaines impliquaient des hommes politiques d'importance ». Affaire OM-VA

En 1993, alors qu'il est procureur de la République du Tribunal de grande instance de Valenciennes (Nord), il instruit l'affaire VA-OM (Union Sportive Valenciennes-Anzin - Olympique de Marseille), où est impliqué Bernard Tapie.

Il confie en 1994 à Télérama : « J'ai eu beaucoup de dossiers étouffés et j'ai eu la tentation, à plusieurs reprises, de m'adresser au Canard enchaîné.

Je ne l'ai pas fait parce que je travaillais pour le ministère ». Nomination au Tribunal de Nice

En 1999, Éric de Montgolfier devient procureur de la République du Tribunal de grande instance de Nice par décision d'Élisabeth Guigou, alors Garde des Sceaux, « pour y faire le ménage ».

Sophie Coignard dans son ouvrage L'État dans l'État, avance qu'il est alors la victime d'une contre-attaque maçonne.

Dans un entretien au Nouvel Observateur (« Nice, la main dans le sac... »), le magistrat laisse entendre son intention de croiser le fer avec la sulfureuse loge niçoise.

L'affaire Renard et le désaveu du procureur

L'une des affaires suivies par Éric de Montgolfier concerne le juge d'instruction Jean-Paul Renard suspecté entre autres d'avoir transmis des éléments de casiers judiciaires à une loge maçonnique, la GLNF5.

À la même époque, à la suite d'élections, la majorité change, et Dominique Perben devient le nouveau garde des sceaux.

L'enquête de l'Inspection générale des services judiciaires demandée par Éric de Montgolfier est acceptée, mais apparaît faussée aux yeux du procureur.

Des doutes sur la sincérité de cette enquête sont relevés par la presse.

Un journaliste commentera : « Le directeur des services judiciaires réussit toutefois l'exploit, en une heure, de ne pas prononcer une seule fois le terme franc-maçonnerie, pourtant au cœur des griefs faits au juge Renard.

Certains inspecteurs chargés de faire la lumière sur les dysfonctionnements de la justice azuréenne étaient eux-mêmes maçons ».

Pour la première fois de l'histoire de l'IGSJ, ce rapport, d'une centaine de pages, est publié sur le Net.

La majorité des journaux se focalise sur la conclusion : « Le maintien de M. de Montgolfier à son poste ne paraît pas compatible avec le redressement qui s'impose ».

Malgré la pression, le procureur décide de ne pas démissionner et reste en place.

Ultérieurement le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) lance sa propre enquête et aboutit à des conclusions opposées à celles de l'IGSJ.

L'enquête du CSM confirme les relations entre le juge Renard et la franc-maçonnerie, et va au-delà.

Les relations du juge avec des personnes liées à la mafia calabraise (Marcel Allieis), avec un franc-maçon impliqué dans un trafic de fausse monnaie ou encore avec un sénateur poursuivi pour favoritisme et la libération d'une personne impliquée dans un trafic de cocaïne mais qui menaçait de donner le nom de deux magistrates, sont mises au jour.

Éric de Montgolfier publie en 2006 « Le devoir de déplaire »  et se trouve être mis en examen en 2007 pour des faits liés à l'exercice de ses fonctions (affaire d'acte attentatoire à la liberté individuelle concernant un homme incarcéré en raison de la non exécution d'une décision de remise en liberté ; l'homme est décédé depuis durant une autre détention, des années plus tard).

Le 25 août 2008 Éric de Montgolfier est renvoyé en correctionnelle pour « atteinte à la liberté individuelle »

Mais le parquet lui-même réclame une relaxe le 18 décembre 2008.

Le tribunal rend son jugement le 6 février 2009 en suivant l'avis du parquet. Fin de carrière

Le 26 juin 2009 à Bruxelles, il reçoit des mains de la princesse Astrid de Belgique le prix de la fondation du Forum de Crans-Montana.

En février 2012, il est nommé avocat général à la Cour de cassation pour exercer les fonctions de procureur général près la cour d'appel de Bourges

Puis, à 66 ans il prend sa retraite à compter du 30 juin 2013 et retourne en famille dans le sud de la France. Publication[modifier

Le Devoir de déplaire, document, éditions Michel Lafon, 2006, 342 p. (ISBN 2-7499-0555-9).

Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons, coll. documents, éditions Michel Lafon, 2014, 304 p. (ISBN 2-7499-2280-1).

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